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PAST || Un jour tu verras, ton coeur chantera. ✖ Benjamin [end]

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Lun 26 Juin - 22:21
Un jour tu verras, ton coeur chantera
Kaelen était une jeune femme plutôt simple, si on admettait qu’elle était une femme. Elle ne se prenait pas la tête avec mille et une histoires de fringues ou de bijoux. Elle se fichait de tout ça, elle ne voulait qu’une chose : vivre pour elle et non pour la « haute » qui la jugeait sans aucun mal. Elle ne voulait pas de tout cela pour sa vie, pour son homme, pour ses enfants. Elle voulait pouvoir faire ce qu’elle voulait, quitte à être dans la misère. Et elle savait qu’elle n’était pas la seule fille de son « rang » à avoir ce genre d’envie. Mais qui en parlerait après tout ? Ils sont tous biens trop lâches.

Alors, la jeune femme, forte de son caractère, sortait énormément. Elle adorait la musique et son idée pour un futur professionnel était d’ouvrir une boîte de nuit ou les mineurs pourraient rentrer les vendredi soir et on ne vendrait pas d’alcool. Elle était persuadée que le concept fonctionnerait. Mais en attendant, elle sortait seule.

Ce soir-là fut un peu plus mouvementé. La demoiselle s’était rendue dans l’un des clubs qu’elle fréquentait souvent. Simplement vêtue d'une jupe en jean noire et d’un t-shirt blanc à l’effigie des Rollins Stones. Une paire de converse et un élastique dans les cheveux et le tour était joué. Elle dansa, fricotta. Comme à son habitude. Elle se fit offrir un ou deux verres. Peut-être même trois. Sauf qu’elle ne surveilla pas le troisième et un homme glissa un cachet dedans.

La jeune femme le but cul sec et dansa comme une folle. Puis, elle sentie sa tête lui tournée. Et l’homme l’entraina à l’extérieur. Elle pensait que c’était juste pour prendre l’air mais quand il tenta de l’embarquer plus loin, elle se débattit vigoureusement, envoyant un uppercut dans la mâchoire de cette armoire à glace.
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Benjamin C. Perrault
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Lun 26 Juin - 22:35
Il revenait du gymnase ou les enchainements de paniers de basket avaient été son occupation de la soirée. Le corps encore humide et les cheveux dégoulinants par endroits de l’eau de la douche qu’il avait prise avant de sortir du complexe sportif trahissait qu’il avait été récemment accaparé par une activité autre que littéraire. Un ballon couleur cuivre sous le bras, il rentrait vers les dortoirs, ne pensant à rien. Il avait complétement oublié que les casiers du matériel étaient clos à partir de vingt et une heure. Ou quelque chose dans ce gout-là, en tout cas. Aussi, lorsqu’il le réalisa, il était trop tard et il ne pouvait ranger la balle qu’il avait utilisé en solo toute la soirée durant. Tant pis, il irait la rendre une prochaine fois, ce n’était pas un drame non plus.

S’occasionnant un détour pour mieux observer les étoiles en cette soirée sans nuage, Benjamin ne se rendit pas compte immédiatement qu’il passait tout près de la boîte de nuit. En réalité, ce qui le sortit de ses pensées fut des contestations pour le moins étranges. Ses yeux d’argiles glissèrent vers l’origine des sons et il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre de quoi il en retournait. Apparemment, un imbécile se croyait tout permit vis-à-vis d’une demoiselle pas vraiment consentante.

Le Perrault n’était pas l’archétype du Prince Charmant idéal, quand bien même certaines filles – et garçons de temps à autres – aimaient à se l’imaginer de la sorte. Bien au contraire, d’ailleurs. Surtout lorsqu’on le dérangeait lors de ses égoïstes activités. Certes, il en avait l’allure, mais pas vraiment le caractère. Des valeurs il en avait aussi, mais pas identiques à celles des preux chevaliers d’autrefois. Il soupira lourdement avant de faire quelques pas en direction du duo, qu’il ne parvenait pas vraiment à identifier à cause de l’obscurité ambiante – et ce n’était pas les néons qui allaient lui être d’un grand secours...

Il prit son ballon et l’envoya percuter le crâne du grizzli.

« Dis donc pauvre con chevelu, je crois que la demoiselle ici présente a d’autres projets que celui de se salir avec toi. Tu seras donc gentil de la lâcher. »

Il gardait encore sa distance, attendant de voir la réaction de l’insulté. Le ballon termina ses rebonds un peu plus loin. Tiens, maintenant qu’il y pensait, ça faisait un moment qu’il n’avait pas engagé un bon vieux combat en un contre un, sans règles particulière pour le régir. Pour le coup, il espérait presque une réaction violence, historie d’avoir une bonne raison de se défouler.
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Lun 26 Juin - 22:37
Quelle calamité
Kaelen était légèrement à côté de ses pompes. Elle n’avait pas vidé son verre donc elle avait encore ses esprits mais plus de force pour repousser son assaillant. Ce qui était plutôt problématique. Elle finit néanmoins par se défaire de son étreinte lorsqu’il se prit une balle en pleine tête. Elle ne tarda pas à aller s’étaler lamentablement près de son sauveur.

La jeune femme se fichait pas mal de l’homme qui venait de lui sauver la mise et elle avait voulu se mettre en sécurité près de lui, mais en prenant appui sur sa jambe, celle-ci lâcha sous son poids et elle atterrie au sol dans un gémissement plaintif. Elle n’était pas blesser mais aurait certainement un joli bleu. Elle leva le regard pour essayer de voir qui était cet homme. Une chevelure claire. Blonde ou châtain. Elle réfléchit un peu et le reconnu par la suite. Elle voulut appeler son nom mais aucun son ne quitta ses lèvres. Elle ramena ses jambes à sa poitrine, se sentant impuissante face à tout ça.

De l’autre côté, l’homme chargea Benjamin, lui envoyant  un uppercut dans l’estomac sans lui laisser le temps de réagir. Elle releva la tête et espéra que Ben s’en sortirait. Elle ne voulait pas qu’il soit mêlé à ses idioties.
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Benjamin C. Perrault
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Lun 26 Juin - 22:48
Putain. Ca faisait mal. Connard. Alors comme ça, il n’appréciait pas qu’on le dérange pendant ses petites activités nocturnes et illégales ? Fort bien. Benjamin allait se charger de le remettre dans les rails et plus vite que ça, en plus. Il sentit de l’acidité au fond de sa gorge, ce qui ne fit que le rendre plus hargneux qu’il ne l’était déjà. Là, ouai, il était sur les nerfs. Il ne réfléchissait plus, il n’était plus qu’un homme engagé dans une lutte qu’il n’avait pas demandé. Son poing fusa vers la tête de l’agresseur et lui laissera sans doute un bel œil au beurre noir. Mais l’adversaire n’était pas dépourvu de force et un autre coup de poing fendit la lèvre inférieure de Benjamin. Du sang gicla sur le sol. Et merde.

Le français s’essuya brièvement la bouche avec la paume de sa main. Puis, il profita que l’autre le charge une troisième fois pour lui faire une prise d’auto-défense. La main sur la gorge, il l’envoya valser sur le sol avant de lui écraser la gorge pendant deux ou trois secondes. Effet immédiat, le bâtard de service allait être dans les vapes pendant un moment, après un coup pareil.

Le Shakespeare reprit son souffle comme il le put et se mit à frissonner. Bizarre, il ne lui semblait pas qu’il faisait si froid, avant.

Faisant volteface, il tomba nez à nez avec Kaelen. Tiens donc, c’était donc elle. Il soupira et se mit à son niveau, essayant d’être rassurant avec son visage taché de vermeil.

« Laisse-moi deviner, tu as encore été trainé ou il n’était pas conseillé d’être je paris ? »

Un ange passe, il se rend compte qu’elle sortait probablement de la boîte de nuit.

« Bon, je suppose que tu ne peux pas marcher. Je vais te porter jusqu’à ma chambre, on verra après pour le reste. »

Il s’exécuta immédiatement après, soulevant la demoiselle comme une princesse pour commencer à regagner le Palais. Et l’agresseur ? Bwarf, s’il y pensait, le Perrault se dit qu’il enverrait peut-être un texto à un Hellhound pour redresser l’alcoolique. Mais pour le moment il avait plus important à faire.
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Lun 26 Juin - 22:52
Tant qu’il y aura des beaux parleurs et des fleurs pour les pardonner.
Kaelen avait toujours sur qu’elle se mettait en danger en agissant de telle manière. Mais, étrangement, elle se fichait bien de pouvoir ou non être en sécurité. Elle voulait danser, draguer. Elle voulait se sentir désirée et désirable. Et elle voulait pouvoir s’amuser sans penser qu’une épée de Damoclès trônait au-dessus de sa tête. Être en danger, elle l’avait déjà été. Avec ce type qui avait manqué d’abuser d’elle plus jeune. Mais ça ne l’avait pas arrêté. Doit-on stoppée toutes ses activités pour l’unique raison qu’elles peuvent nous faire du mal ? Si c’était le cas, il n’y aurait ni sportifs ni acteurs. Ni politicien, ni chanteurs. Ni cascadeurs, ni commerciaux. Tout le monde serait cloîtrer chez lui à ne plus sortir le bout du nez. Et Kaelen refusait clairement de finir de cette manière. Alors elle cherchait le danger, parfois. Mais toujours parce qu’elle le souhaitait. Jamais parce qu’elle voulait mourir.

Mais, dès lors que vos bêtises mettent en danger la vie de vos proches, vous réfléchissez un peu. Et, malgré ses pensées brouillées, la brunette s’en voulait d’infliger ça à son blond. Elle adorait Benjamin et le voir se battre ainsi pour elle ne lui plaisait pas. Surtout qu’il prenait lui aussi des coups. Mais alors, la logique qu’elle avait quelques minutes plus tôt ne s’appliquait-elle pas au Français ? Si, évidemment. Mais sauver quelqu’un est plus une contrainte qu’une envie. Elle fut soulager de le voir mettre cet homme au tapis et tenta –sans succès– de se relever. Elle attendit que son preux chevalier se rapproche pour se servir de lui. Mais au lieu de la garder sur ses jambes, il la porta complétement. Elle se laissa faire sans opposer de résistance, glissant même son nez contre sa clavicule. Elle eut un sourire en se laissant bercer par l’odeur de camomille du jeune homme, cette odeur qui lui était si familière à présent mais qu’elle adorait par-dessus tout. Elle s’apaisa dans ses bras et somnola même sur le chemin.

Arrivé dans la chambre, elle rouvrit les yeux lorsque son dos toucha le matelas. Elle s’étira doucement, comme un chat, et se frotta les yeux. Elle attrapa la main de son ami et l’observa doucement. Elle ne voulait pas qu’il s’éloigne trop, elle était toujours un peu sous le choc. Quand bien même la demoiselle était forte moralement, ce genre d’aventure affaiblit pour la journée. Et même plus. Son regard lui demandait de rester avec elle et de ne pas la laisser mais elle n’était pas capable de prononcer ce genre de mot. Elle gardait sa tête, même si elle était embuée.

« Merci… » souffla-t-elle néanmoins en relâchant doucement sa main.

Elle lui en était reconnaissante. Qui sait ce qu’il serait advenue d’elle s’il n’était pas sorti du gymnase à cet instant, s’il avait passé son chemin ? Elle se redressa, doucement, et porta une main à son front. Elle avait bu un peu et associer à la drogue, elle se doutait que le lendemain serait compliqué. Elle adressa un sourire au blond, sourire faible mais bien sincère.

« Qu’est-ce que je ferais sans toi… »
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Benjamin C. Perrault
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Lun 26 Juin - 22:53
Franchement, pourquoi est-ce qu’elle se mettait autant en danger, comme ça ? Ce n’était pas la première fois que le français aurait voulu lui faire une réflexion à ce propos mais là, de suite, il ne s’en sentait pas le courage. Et puis à voir l’état de la demoiselle dont il est présentement question, peu probable qu’un hypothétique sermon – qui serait automatiquement dissout par l’air peu sérieux de l’expatrié – serve réellement à quelque chose. Au mieux ça rentrerait par une oreille pour ressortir par l’autre. Ouai… Comme d’hab’ en somme. Mais, étrangement, malgré le contexte fort peu glorieux qui drapait les deux protagonistes de cette épique aventure de sauvetage, le blond s’autorisa un sourire, du coin des lèvres. Heureusement qu’il était arrivé au bon endroit et au bon moment. Il s’en serait tout de même voulu s’il n’avait pu être là.

Soupirant, il marcha donc en direction du bâtiment des chambres des pensionnaires et fit très attention en montant les escaliers. Eh bien oui, tout de même, voir un homme – si beau soit-il, ah ah – grimpé des marches de la sorte avec une demoiselle endormie dans ses bras, ça n’inspire pas vraiment confiance. Et ça se comprend. Un peu plus et ça pourrait facilement passer pour une scène de kidnapping glauque des années modernes. Rien que d’y penser, Benjamin afficha une grimace de désapprobation et lâcha un juron en serrant les dents. Outch, sa lèvre inférieure était fendue, c’est vrai. Quel idiot il faisait ! Fuh ! Il allait vite devoir soigner ça s’il ne voulait pas se faire mal à chaque fois qu’il ouvrirait la bouche. Ce serait très problématique.

Il posa donc la belle aux drogues dormantes sur son lit et s’apprêtait à faire un tour rapide dans sa salle de bain lorsqu’il sentit la main de cette dernière s’accrocher à la sienne. Ses yeux rencontrèrent les siens. Oh. Il n’était ni bon ni même conseillé de la laisser seule dans un moment pareil. Logique. Qui n’aurait pas été retourné après avoir manqué de très peu la case « viol », après tout ? Benjamin se serait volontiers mis à sa place pour essayer de comprendre mais… finalement nom. Il opta pour une autre chose, les paroles douces et sa présence. Tant pis, sa lèvre attendrait un peu, ce n’était pas la mer à boire non plus. Il prit un mouchoir en tissu posé sur sa table de nuit et commença à faire pression sur la petite plaie de son visage. Puis il sentit la douleur sur ses abdominaux, aussi. Ahahahah. Quelle soirée… Mais bon, l’essentiel est que tout soit rentré dans l’ordre ! Ou presque.

« Pas besoin de remerciement. Tu te sens comment ? »

Il se doutait un peu de la réponse, mais au moins, il faisait la conversation et la forçait à redescendre peu à peu sur terre. Sans brusquer les choses, il ne fallait pas qu’elle se laisse submerger par les produits qu’on avait pu lui faire ingérer. Il s’installa donc en tailleur, tout près du lit et, tout en gratifiant la tête de Kaelen d’une caresse amicale, répondit à sa question.

« Eh bien déjà tu n’aurais personne de digne avec qui regarder Castle, ça répond à ta question ou pas ? »

Il partit d’un petit rire qui s’éteignit bien vite. C’était juste histoire d’essayer de faire rire. Il n’aimait vraiment pas la voir comme ça. Pour un peu et il serait presque retourné dehors pour casser impitoyablement la gueule de l’autre connard – enfin plus qu’il ne l’avait déjà fait. Mais l’anglais avait besoin de lui, alors, il resterait. Pour elle.
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Lun 26 Juin - 22:54
Tant que tous mes matins verront se décoller tes yeux d'enfant.
Kaelen se frottait lascivement les tempes. Elle était rassuré qu’il ne s’éloigne pas trop et, peu à peu, elle reprenait ses esprits. Elle avait eu de la chance, elle n’avait pas bu le verre entier. Sinon elle sera allongée sur le sol, incapable de bouger et même de parler. Mais le temps de sortir, que Ben la sauve et de rentrer, elle s’était déjà rafraichie et elle allait un peu mieux. La migraine pointait lentement à l’horizon mais elle se débrouillait pour ne pas y penser, espérant que ça passerait.

Comme le pensait Ben, s’il avait commencé à la sermonner, elle ne serait pas restée. Elle aurait chanceler dans les couloirs pour retourner à sa chambre, se fichant bien de la jeune colocataire qu’elle devait supportée. Elle n’aurait pas écouté le blond et lui aurait probablement rit au nez. Il était le premier à se jeter tête baissée dans une bagarre. Elle faisait de  même. Elle aurait pu se défendre ce soir, si elle avait fait attention à ce verre. Mais elle avait voulu croire que les Hommes étaient bons, ce soir. Elle avait voulu croire en l’humanité. Et c’est sans surprise qu’elle avait déchanté. Elle le savait, pourtant, que tous étaient noir et mesquins. Mais elle continuait de croire que ça pouvait s’arranger, au fond.

Elle sourit au jeune français qui s’assit près d’elle. Et elle l’observa. Son regard se posa sur son visage tuméfié. Elle eut un air triste dans le regard et l’une de ses mains vint se poser sur sa joue, douce, tendre. Elle passa son pousse sur le menton, délicatement, sans lui faire de mal. Elle fixa ses lèvres quelques instants avant de se détournée. Elle déplia ses jambes et pivota, posant ses pieds sur le sol. Elle inspira et se leva, les jambes flageolantes. Elle intima à Ben de rester assit et se déplaça jusqu’à la salle de bain lentement. Elle revient, l’air un peu plus assurée. Elle s’était passé de l’eau sur le visage. Elle était pâle, son maquillage avait légèrement coulé. Elle revient s’assoir près de lui.

« Tu es bien malin à jouer aux chevaliers servants, mais regarde ce que ça t’apporte… » murmura-t-elle doucement en effleurant ses lèvres du bout des doigts.

Elle attrapa ce qu’elle avait récupérer dans la salle de bain. Du désinfectant, un pansement et un gant de toilette humidifié. Elle s’appliqua à effacer doucement le sang de son visage, contournant ses lèvres avant de poser avec légèreté le linge dessus. Puis, elle déposa un peu de désinfectant sur le coton et recommença son manège. Pour finir, elle installa le pansement et remonta ses yeux sur les siens. Il était trop tentant de regarder une bouche pour le moment, elle préférait se concentrée sur autre chose. C’est alors que son téléphone vibra dans sa poche. Elle le sortit et lu rapidement le message texte, en provenance de la reine des commères.

« Et ça continue… » souffla-t-elle en lui tendant l’appareil. « Je ne t’apporte que des ennuis mon pauvre Ben… »
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Benjamin C. Perrault
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Lun 26 Juin - 22:58
Bon, au moins, il fallait voir le positif, dans l’histoire. Kaelen ne semblait pas prompt à s’évanouir dans les dix prochaines secondes à cause de ce qu’elle avait pu ingérer. Et heureusement car c’aurait compliqué les choses bien plus que nécessaire. Déjà, Benjamin aurait été obligé d’aller chercher l’infirmière –dont il ignorait le numéro de chambre ce qui impliquait de frapper à toutes les portes du troisième étage pour mieux réveiller tout le personnel de Blenheim – puisqu’il ne s’y connaissait absolument pas en matière de drogues et d’effets secondaires en tout genre. Après il lui aurait fallu expliquer la raison de la présence d’une jolie jeune femme dans sa chambre et d’apparence à moitié droguée. Problématique. Car dans sa situation, quand bien même il était innocent, peu de personnes auraient accepté de le croire. Logique humaine, on finit par ne plus croire que ce que l’on voit. Ah ah…

Soulagé donc de ne pas en être arrivé là, le Perrault souffla de soulagement tout en continuant d’observer Kaelen. Son maquillage était presque parti mais ça ne gâchait rien à son joli minois. D’ailleurs, il en vint même à se demander pourquoi elle se maquillait constamment. Non pas qu’il trouvait ça laid non plus, mais Benjamin avait toujours préféré le naturel au faux. L’exemple le plus marquant de sa vie restait sa mère, toujours belle malgré les années – et les grossesses – sans aucun besoin d’artifice quelconque. Mais bon, il n’était pas là pour débattre du sujet et, alors qu’il vit Kaelen partir un peu dans sa salle de bain, il laissa son propre esprit divaguer un peu plus loin. Il pensait à ses parents, à la France, à sa muse, aussi… Tout un concentré de souvenirs chauds qui lui mettait du baume au cœur et lui faisait presque oublier sa blessure à la lèvre.

Aussi, lorsque l’anglaise revint après un petit instant – apparemment elle s’était passé de l’eau sur le visage – il redescendit sur terre et fut surprit de voir qu’elle entreprenait de soigner sa lèvre lésée. Mais il laissa faire, ne sursautant brièvement que lorsqu’il ressentait un petit pic de douleur à cause du désinfectant appliqué à même les ouvertures. Il aurait voulu sourire, mais ce n’était pas le bon plan s’il ne voulait pas se rouvrir encore la lèvre. Bordel ce que c’était chiant de se blesser à cet endroit-là. Il retiendrait pour la fois prochaine, si prochaine fois il y avait. Ce qu’il n’espérait pas vraiment, pour dire vrai.

Les yeux de la jeune femme croisèrent les siens. Il pouvait presque sentir de la culpabilité dans ce regard. Mais comme il n’était sûr de rien, il préférait ne rien dire et laisser faire. Un pansement fut posé sur sa blessure et enfin, le processus était terminé une bonne fois pour toute. Elle l’avait sermonné sur son comportement de chevalier servant, mais il n’avait pas répondu. Ça risquait de partir en débat, sinon.

Le portable de son amie vibra et Benjamin put bientôt lire le contenu d’un sms qu’elle venait de recevoir de Queen. Ahah, encore elle. Il parcourut les quelques lignes d’un air blasé puis s’empara du téléphone et le posa sur sa table de chevet, le désactivant.

« Oh tu sais, ce n’est pas comme si c’était la première fois qu’elle faisait ce genre de chose. Ce n’est pas ce que j’appelle des ennuis, en fait. Plus important, tu veux quelque chose ? »

Qu’elle en profite, il était assez motivé pour se bouger pour une tierce personne, là.
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Lun 26 Juin - 22:59
Il y aura dans les hauts-parleurs une femme pour fredonner
Queen n’était pas une personne dont elle se souciait. Elle n’en avait rien à faire des commérages de cette mégère. Les filles à papa qui s’ennuient assez pour foutre la merde dans les affaires des autres ne l’intéresse pas. Malgré tout, lorsque cette personne s’en prend à quelqu’un de proche d’elle, à quelqu’un qui lui est cher, Kaelen ne peut s’empêcher d’avoir envie de lui arracher la tête. Et cette rumeur-là ne la touchait pas en particulier, mais elle touchait aussi Benji. Et elle n’accepterait pas que des préjudices soient portés au blond alors qu’il lui avait sauvé la vie. Elle fut donc soulager de voir que son ami n’en avait que faire des rumeurs stupides de cette pimbêche. Un sourire doux étira ses lèvres et elle s’allongea sur le lit, sur le flanc gauche, le dos contre le mur. Elle lui tendit la main, lui intimant silencieusement de s’installer près d’elle.

Elle n’avait plus envie de chercher. Elle ne voulait pas se prendre la tête. Et le littéraire était la compagnie parfaite pour passer un bon moment à discuter de tout et de rien sans pour autant s’embêter avec de faux semblants.

« Je vais bien… Je suis un peu secouée pour le moment mais ça me passera, ce n’est pas grave il n’y a pas mort d’homme. »

Elle ne se rendait pas  compte de ses paroles. Elle ne se rendait pas compte à quel point celles-ci pouvaient être blessante pour une personne qui vous aime. Elle le pensait sincèrement : il ne lui était finalement rien arrivé et personne n’était mort. Son agresseur était peut-être bien amoché mais, au final, tout était rentré dans l’ordre. Elle se redressa un peu, s’appuyant sur un coude. Sa tenue n’était pas affriolante mais sa jupe se redressait assez souvent. Sauf qu’elle s’en fichait. De un, elle portait un collant assez épais. Et de deux, elle était avec Benjamin. Quand bien même c’était un coureur de jupon, elle avait l’espoir que s’il mettait un pied dans la séduction de la demoiselle, c’était sérieusement et non  pas simplement pour une partie de jambe en l’air. Elle ne savait pas comment elle réagirait s’il agissait d’une manière pareille… Elle n’avait jamais réfléchit à ça. Pour elle, ça semblait inconcevable.

« Tu sais, je crois que tu es mon preux chevalier. Tu débarques toujours quand je suis dans de sale draps. T’as un radar a Kaelen en détresse ou quoi… ? »
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Benjamin C. Perrault
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Lun 26 Juin - 23:02
Bon, elle était encore dans un état pseudo conscient. Mais au moins, elle ne semblait pas aller trop mal, ce qui était, en soit une excellente chose. Benjamin ne le montrer peut-être pas, mais il était soulagé de tout ça ; que son amie –l’une des plus proches, en plus- n’ait pas été victime d’un tel coup dur. Maintenant, il ne restait plus qu’à se reposer et attendre demain. Heureusement qu’il n’y avait pas cours demain ! Enfin… C’était bien le cas, non ? Pas besoin de se lever le lendemain, non ? Le Perrault avait un peu de mal à se situer dans le temps et l’espace. Tant pis, il ne se prit pas la tête une éternité et se dit qu’il aviserait au moment venu. Un peu comme d’habitude, en fait, oui, ce n’était pas vraiment faux.
Il vit Kaelen lui tendre la main, pour l’inviter à se coucher près d’elle. Il sourit et allait s’exécuter lorsque la dame de nuit délivra de ses lèvres envoutantes une phrase qui le fit rire.

« Ahah, va savoir, j’ai peut-être été touché par la malédiction du prince charmant à ma naissance. »


Pour assortir sa phrase, il fit un mouvement de cheveux passablement kitch, dans l’unique but de faire rire la pauvre droguée encore un peu dans le vague.
Et puis il eut finalement un éclair de génie, soudainement. Et d’altruisme aussi. Sans doute. Un peu. Ahem.

« Tiens, ça me fais penser… »


Il attrapa son propre portable et pianota les touches tactiles de ce dernier, écrivant un message subjectif à un Hellhound avec lequel il mangeait parfois en toute illégalité dans les cuisines du Palais de Blenheim. Un fin sourire étira un peu ses lèvres, il savait que ça allait enquiquiner l’adulte mais il ne pouvait pas s’empêcher de le faire quand même. Puis au moins comme ça, sa conscience était un peu plus allégée. Mine de rien, laisser un abruti, aussi immonde soit-il, dans un état comateux, n’était pas vraiment la meilleure chose à faire lorsqu’on voulait bien dormir et qu’on était quelqu’un de scrupuleux. Ce qu’était Benjamin, pour son plus grand malheur, en plus.
Une fois ceci fait, il posa son appareil par terre et reprit ce qu’il allait faire avant lorsqu’il s’arrêta encore à mi-chemin.

« Tu permets que je ferme ta porte à clef ? Je risque de tuer la première personne qui osera se pointer ici sans y être invité. »

Effectivement, il était déjà fatigué et donc, forcément, susceptible d’attaquer à coup d’oreilles rembourrés – armes mortelles n’en doutons guère – les individus ayant l’audace de venir le déranger pendant son futur sommeil à venir. Ça, c’était une chose avec laquelle le français ne rigolait pas. Jamais. JA-MAIS.
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Lun 26 Juin - 23:03
N'épargne pas tes efforts fait le avec amour.
Benjamin était le stéréotype du prince charmant. Beau comme un Dieu, doux comme un agneau, blond aux yeux bleus… Il avait tout pour jouer ce genre de rôle. Et les filles tombaient toute dans ce piège, celui du « non mais tu verras, avec moi il changera, il m’aime vraiment tu sais… » Mais Kaelen savait que non, ca n’était pas comme ca que ca devait ce passé. Elle n’avait pas besoin d’un homme qui voletait à droite à gauche. Elle avait besoin de quelqu’un qui allait se battre pour la séduire dès le début, dés qu’il l’aura vu. C’est un peu compliqué à comprendre mais, même si elle venait à aimer Ben comme un petit-ami et qu’ils se mettaient en couple, elle aurait beaucoup de mal à lui faire confiance sur sa fidélité. Alors il devrait se battre activement pour parvenir à gagner cette partie, ce saint graal.

Mais, pour ce qui était de l’amitié, elle avait une confiance aveugle en son petit blond. Elle glisserait sa vie entre ses mains sans ciller, sans avoir peur. Alors, il était naturel pour la jeune femme de ne pas faire attention à ce qu’elle faisait lorsqu’elle était avec lui. Si elle faisait quelque chose qui ne plaisait pas à son camarade de série, il lui dirait immédiatement et ils en parleraient. Et elle savait qu’elle pouvait avoir foi en lui juste à cause de ça.

Alors, quand il envoyé un sms, elle ne chercha pas à savoir si c’était à ses plans culs, à ses copines du moment ou à sa copine de façade. Elle ne fit que se rallonger en attendant qu’il la rejoigne.

« Oui… Bien sûr. Ca nous évitera de nous faire attraper par quelqu’un qui ira raconter de sombres bêtises sur nous. » sourit-elle en faisant référence au sms récent de la reine de vipère.

Elle le laissa aller vers la porte et se redressa d’un coup, glissant ses mais dans son propre dos pour venir défaire l’accroche de son soutien-gorge.

« Te retourne pas tout de suite mi amor, sinon je t’émascule. » grommela-t-elle en galérant légèrement, les reste d’alcool et de drogue n’aidant pas.

Une fois qu’elle eut défait le sous-vêtements, elle passa ses bras a l’intérieur pour le retiré sans enlever son t-shirt.

« C’est bon… » murmura-t-elle en remettant ses bras au bon endroit, glissant le bout de tissu en dehors « C’est pas trop glamour mais… Je peux pas dormir avec ca. » souffla-t-elle les joues un peu rosies.

Elle avait conscience que ce genre de chose n’était pas inconnu aux yeux du blond mais elle n’avait encore jamais été dévêtue ainsi devant lui, uniquement avec ce débardeur sur la peau. Mais elle chassa ces sentiments qui ne tiennent à rien et se rallongea.

« Alors… Raconte moi. Juliet ? Tu sors vraiment avec cette nana ? » questionna-t-elle, n’ayant pas envie de dormir finalement. « J’aime quand tu me parles de tes conquêtes. »
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Benjamin C. Perrault
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Lun 26 Juin - 23:05
Si Benjamin n’était pas l’archétype de l’homme parfait – du moins dans la pratique car sur le papier beaucoup avaient tendance, à tort, à l’idéaliser beaucoup trop – il avait tout de même des qualités non négligeables. La première était d’être un homme droit dans ses bottes lorsque cela concernait ses amis, quels qu’ils soient. Il restait toujours fidèle à leur confiance et savait bien le leur rendre, même s’il devait en pâtir ou laisser trainer des rumeurs sur son compte. De toute manière, avec celles qui circulaient déjà, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Il n’était plus à une près, n’est-ce pas ?

Qu’importe, le point important ne se situe pas ici. Alors qu’il verrouillait d’un geste habile et presque provocateur le loquet de la porte de chambre de Kaelen, cette dernière lui ordonna de ne pas bouger d’où il était et de ne surtout pas se retourner. Bon, en soit, ça ne le gênait pas, il était assez à l’aise dans ce genre de situation. Peut-être un peu trop. Mais il comprenait la pudeur de la demoiselle ; après tout dans son cas qui ne le serait pas au moins un peu ? En plus, lui-même ayant trois sœurs, il savait ne pas manquer de respect dans de tels cas de figure et rester gentleman jusqu’au bout des ongles.

La tâche accomplie, il put enfin retourner vers son amie, le sourire aux lèvres.
Enfin ça, c’était jusqu’à ce qu’elle évoque le sujet Juliet. Non pas que ça le déranges d’en parler mais… voilà, il ne pensait pas avoir à y songer ce soir. Il s’installa donc de tout son long aux côtés de l’anglaise et passa ses deux bras derrière sa tête, regardant le plafond.

« Tu sais très bien que non, je t’ai déjà dit que je n’étais pas vraiment avec elle. C’est une précieuse amie qui m’est indispensable cela dit, c’est ma petite princesse si tu préfères… Mais en tout amitié. »

Pour lui, en tout cas, les choses étaient parfaitement claires, ainsi. Il n’aimait pas jouer avec les sentiments d’autrui. Ah ah… S’il savait.

« Et concernant mes autres « conquêtes », aucune d’elle ne m’intéressera jamais. Ce n’est que pour une nuit, Lou-Ann étant l’exception qui confirme la règle… »

D’un coup, ses joues se colorèrent un peu de rose et il détourna le regard, plus loin. C’était une vision aussi rare qu’inhabituelle.

« Tu le sais, en plus… Il y a « elle »… alors… »

Ah oui, « elle », sa muse, celle dont il est amoureux mais dont il ne veut rien dire à personne. Pourtant, ça crevait les yeux qu’il fondait littéralement pour cette mystérieuse personne. Elle était presque le centre de son monde. C’aurait presque pu être beau, comme situation. Presque.
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Lun 26 Juin - 23:16
Red as blood and black as night
Elle mentait. Quelle demoiselle digne de ce nom aimerait entendre la personne dont elle est la plus proche parler des précieuses qu’il culbutait de temps à autre dans un coin ? D’un côté elle était terriblement jalouse qu’il voit tant de femme mais de l’autre elle voulait quand même savoir. Après, elle se fichait pas mal des passades d’un soir. Elle savait qu’il n’y aurait rien entre eux de très sérieux. Mais, il y avait trois filles. C’était les seules dont elle avait réellement à se soucier. Tout d’abord Juliet. Même si lui n’éprouve que de l’amitié, elle n’est pas certaine de la réciproque. Après tout, Benjamin est un Casanova en puissant, il fait chavirer les cœurs. Ensuite, Lou-Ann : Kaelen évite soigneusement le sujet de sa meilleure amie avec le blond, et vice versa.  Quant à la dernière, c’est elle qui lui fait le plus peur. Une inconnue dont il est amoureux.

Vous allez me dire, pourquoi elle continue de discuter de tout ça avec lui alors ? Tout simplement parce qu’elle n’en a pas conscience. Elle ne sait pas qu’elle est jalouse. Certaines histoires avec ses passades ne lui font ni chaud ni froid et elle évite les sujets glissants dans s’en rendre compte. Et puis, avant tout, Benji est son meilleur ami. Elle ne veut pas le voir triste à ce niveau-là aussi. Alors elle l’écoute, elle le conseille comme elle peut. Elle essaie d’être la meilleure amie qu’il puisse avoir sans se soucier du tout de ces sentiments enfouit qui ne sortirons pas tout de suite.

Pourquoi je vous en parle à présent ? Parce que c’est exactement le sujet qu’ils viennent d’aborder. Une fois qu’il fut installé, elle posa sa tête sur son torse, sa main jouant avec les pans de sa chemise. Et elle l’écoute. Elle entend parler des demoiselles qui se succèdent dans son cœur. Elle sourit doucement, satisfaite de le savoir heureux mine de rien. Elle se redresse doucement.

« Fais attention à Juliet tout de même, qu’elle ne se laisse pas entraîner par tes filets de séduisant petit diable. » sourit-elle, toujours un peu saoule.

Elle pose son menton sur son poing, lui-même posé sur le torse du blond. Ainsi, elle peut contempler son visage à son aise. Elle lui effleure la joue de sa main libre, évitant une fois encore le sujet de sa meilleure amie.

« Parle-moi de ta muse, pourquoi tu es si secret ? Je ne vais pas te la piquer. » bougonna-t-elle comme une enfant à qui on refuserait un jouet.
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Benjamin C. Perrault
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Mar 27 Juin - 0:04
C’était dans la nature de Benjamin que de vouloir conserver une sorte de jardin secret ou personne – ni même son jumeau – hormis lui ne pouvait entrer. Sans doute une dérive comportementale Shakespearienne, peut-être. Il ne voulait simplement pas dévoiler ses plus purs sentiments comme ça, à la vue de tous. Non pas qu’il jugeait son entourage indigne d’avoir connaissance de ceci, loin de là – il n’était pas si mégalo après tout – mais disons plutôt qu’il savait donner aux véritables ressentis leurs vrais valeurs. C’était à son sens quelque chose de précieux et très fragile ; quelque chose que plus l’on exposera et plus l’on aura de chance de perdre. Que ce soit par l’usure, le vol ou autre horreurs du même acabit, ça revenait souvent au même. Du moins… Tant que les deux protagonistes n’étaient pas au courant dans le même temps. Ce qui n’était présentement pas le cas ici.

Kaelen installée « confortablement » sur son torse, il fit glisser l’une de ses grandes mains dans son dos, pour la rassurer, sans doute. De quoi ? Il ne le savait pas trop, son instinct l’avait fait agir, il ne s’était pas interrogé plus que ça, à vrai dire. La fatigue commençait elle aussi à faire son œuvre sur son imposante carcasse. Il bailla, prenant soin de ramener son autre main, libre, vers ses lèvres, par souci de politesse. Puis ses yeux dérivèrent sur ceux de sa meilleure amie. Elle semblait avoir bien mieux reprit constance qu’il y a quelques minutes, c’était rassurant.

Benjamin lui sourit et lui embrassa le front, en toute amitié.

« Je me doute bien que tu ne chercherais pas à faire une chose pareille mais… C’est un devoir que de garder ce genre de choses à l’abri des connaissances des autres, vois-tu ? Ne le prend surtout pas mal, s’il te plaît. Si ça peut te rassurer, personne ici, pas même mon frère, n’est au courant. »

Il espérait ainsi que le sujet de conversation glisserait bientôt sur d’autres pentes, bien plus facile à manier, sans aucun doute.
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Mar 27 Juin - 0:05
I die everytime you walk away, don't leave me alone with me, See, I'm afraid.
Kaelen écouta doucement Benjamin. Elle laissa son visage retomber sur le torse du blond, le regard légèrement troublé. Ben avait toujours tut quoi que ce soit au sujet de sa muse et la brunette s’en était toujours accommodé. Alors pourquoi, aujourd’hui qu’elle entamait le sujet, qu’il éludait, elle se sentait terriblement triste ? Elle avait le cœur serré mais elle ne dit rien. Elle comprenait que l’homme puisse vouloir garder ses secrets. Mais elle avait cette fille qu’il aimait et elle ne savait même pas comment combattre. Alors, elle abandonnerait simplement. Elle eut un petit sourire, triste, et glissa sa main dans la sienne

Que pouvait-elle reprocher à cet homme ? Il était adorable avec elle. Elle s’étira doucement sans bouger de sur lui et prit un petit sourire doux.

« Tu n’as pas à te justifier Ben, c’est moi qui suit trop curieuse, pardon. »

Elle se réinstalla pour dormir et caressa le dos de la main du blond, un peu rêveusement.

« Je ne te gêne pas comme ça ? » questionna-t-elle, soucieuse qu’il soit aussi bien installé qu’elle ne pouvait l’être.

Elle bailla à son tour, cachant ses lèvres contre le t-shirt de son ami. Elle releva le nez et fit la moue.

« Je crois que je vais pas tarder à m’endormir… »

Ses paupières étaient lourdes et elle peinait à les tenir ouvertes. Pourtant elle ne voulait pas que cette soirée s’arrête maintenant. Elle voulait continuer à discuter avec lui. Elle voulait qu’il parle avec elle, encore. De tout et de rien, de la pluie, du beau temps, du chien de la gardienne ou de l’oiseau écrasé sur la route. Peu lui importait tant qu’ils discutaient. Mais la voix de Benjamin ne faisait que la bercer à cet instant précis, trop douce pour la tenir les yeux ouverts.
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Benjamin C. Perrault
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Mar 27 Juin - 0:07
Il l’a regardait, elle, l’Outrageous à la réputation de mordre plus qu’elle ne parlait. Il l’a regardait, elle, son amie de plus de cinq ans maintenant, avec qui il avait créé un lien fort d’amitié comme ce fut rarement le cas. Merci Castle. Il aurait presque rit si lui aussi ne se sentait pas éreinté, soudainement. Il faut dire qu’entre l’entrainement sportif intensif le soir, la baston totalement fortuite pour laquelle il ne s’était pas ménagé et le raccompagnement de Kaelen façon princesse jusqu’à la chambre de cette dernière, son énergie en avait pris pas mal dans la tronche. Oui, il était grand temps de faire une pause syndicale, là, de suite, maintenant.

Et puis bon, il apparaissait clairement qu’il n’était pas le seul que Morphée titillait de la sorte. Cette vue le fit sourire d’ailleurs, mais il s’abstint de tout commentaire. Même dans un tel « état », sa meilleure amie était parfaitement capable de donner un coup bien placé, il en était sûr. Et il ne tenait pas vraiment à y gouter. Surtout pas maintenant. Il fallait avoir un peu pitié de son corps tout endolori, tout de même.

Enfin, il reprit la parole, tout en baillant ostensiblement.

« Tu sais très bien que si tu me gênais, tu aurais déjà dégagé de mon lit depuis un moment maintenant. »

Un petit rire, encore. Décidément, être épuisé ne lui allait pas. Du moins, quand il y avait du monde autour pour le voir se donner en pitoyable spectacle de la sorte.

« Aller, arrêtes donc de dire des bêtises et dort, tu en as vraiment besoin apparemment. Je ne vais pas tarder non plus… Mais ne t’en fais pas, si quelqu’un entre comme un ninja je lui collerais un poing entre les deux yeux même pendant mon sommeil. Tu n’as rien à craindre. »

Et là, il fit l’erreur suprême de fermer les yeux.

« …’nuit…. »

Jeu, set et match pour Morphée, donc.
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