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PAST || I tease 'em 'til they're on the edge ✖ Reyn

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Dim 22 Oct - 23:04
I tease 'em 'til they're on the edge.
Il y avait des jours ou on avait envie de rester au lit. Pour Kaelen, ça faisait déjà trois jours.
Trois jours qu’elle lui avait dit. Les sentiments, c’est de la merde. Oh, ça, Kaelen en est bien consciente. Elle l’a toujours su au fond. Elle pourra toujours essayer de se convaincre qu’elle lui a dit pour se débarrasser de ça et passer à autre chose, elle ne peut taire la douleur lancinante qui lui transperce le cœur depuis ce soir-là.  

Je suis désolé, j’en aime une autre.

Comme si cette information n’était pas déjà connue de la brune. C’était de notoriété publique : Benjamin Claude Perrault n’était amoureux que de sa muse. Cette muse dont, même à elle, même malgré leur relation,  il n’avait jamais voulu parler. Elle était morte de jalousie, plusieurs fois au cour de leurs soirées Castle elle avait tenté d’aborder vainement le sujet. Elle voulait savoir à quoi elle se mesurait.
Mais, pour être honnête, Kaelen savait pertinemment comment ce serait terminée sa déclaration.
Elle savait très bien qu’il ne serait jamais tombé dans ses bras. Parce que Benjamin était mille fois trop bien pour elle. Il était beau, charmant, intelligent, ambitieux, drôle. Il était tout ce qu’elle ne serait jamais. Et elle s’était laissée attirée comme l’un de ces moustiques avec les lampes ultraviolettes.
Malgré tout, le mal était fait.

Depuis, elle avait enchaîné les soirées. Elle s’était retrouvée dans des bras inconnus la veille, sans aucun souvenir de ce qu’elle avait fait de sa soirée. Elle n’avait pas été droguée, elle le savait. Elle avait toujours fais de son propre chef. Comme toujours, finalement. Boire jusqu’à n’en plus finir, danser avec un type jusqu’à l’embrasser, se faire baiser dans les toilettes sordides du bar de la ville. Ca faisait longtemps que l’innocente Elisabeth avait laissé place à Kaelen. Et dans cet état, personne n’aurait pu la raisonner. Personne à part peut-être lui, Benjamin.

Toujours était-il que, le matin fut difficile. Cours de mathématiques à 8h, langues étrangères à 9h, et littérature à 10h. C’est ce cours là qu’elle manqua. Elle se dirigea directement vers l’infirmerie. C’était son avant-dernière année à Blenheim, elle avait de bons résultats, elle n’avait aucun doute quant à la fin de sa scolarité. Alors, malgré qu’on soit au début de l’automne, elle séchait.
Et puis, elle avait quelques contacts avec l’infirmier.

Reyn Dixon était un ancien élève. Kaelen aurait pu le haïr, mais elle devait avouer qu’il y avait une certaine forme de rafraîchissement lorsqu’elle se tenait avec lui. Parce qu’il baissait son masque. Et c’était agréable de pouvoir côtoyer quelqu’un d’honnête, de franc. Même si c’était un parfait connard. Ils avaient liés une espèce d’amitié étrange, surtout basée sur le silence. Mais ils avaient certains points communs.

Mais Reyn n’était pas là, alors elle s’enferma dans l’infirmerie, sans aucune pitié pour les malades qui tenteraient d’entrer. Elle s’installa sur l’un des lits, appuyant du bout des pieds sur ses talons pour faire tomber les Doc Martens sur le sol. Elle replia ses jambes en tailleur et observa son téléphone. Son fond d’écran était une vieille image de la série qu’elle affectionnait. Et sans qu’elle ne puisse réellement le comprendre, les larmes montèrent. Elle s’autorisa quelques minutes seulement, essuyant rageusement ses yeux lorsque la porte s’ouvrit. Elle allait engueuler le nouveau venu lorsqu’elle se rendit compte qu’il s’agissait de Reyn. Elle essuya un peu mieux ses yeux, laissant des sillons noirs de mascara sur ses joues. Elle aussi réinstalla son masque sur son visage, impassible. S’il ne l’avait pas vue dans cet état, Reyn n’aurait pas réellement pu savoir qu’elle avait pleuré.

« Yo. Désolée, j’vais squatter un peu là. »

Elle ne lui demandait pas réellement son avis, elle l’informait simplement de ses intentions dans un sourire en coin. Sourire un peu faible mais toujours bien présent.
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Reyn E. Dixon
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Mar 24 Oct - 0:36
Il était encore tôt. Trop tôt.

Profitant du fait qu’il était seul dans le couloir, Reyn étouffa un bâillement derrière sa main et s'avachit légèrement lorsque celle-ci retourna dans la poche de sa blouse. Il parcourut quelques mètres ainsi, en gardant les yeux fermés dans l’espoir de les reposer un peu.
Peut-être n’aurait-il pas dû accepter l’invitation des Real fake de septième année, la veille. Maintenant le jeune homme avait plus envie de retourner se coucher plutôt que de prendre son tour de garde à l’infirmerie.
Quoiqu’en fait, même lorsqu’il n’était pas fatigué, jouer son rôle d’infirmier ne l’intéressait jamais vraiment. Pas trop son truc.

Trois pas. Deux pas. Un pas. Reyn releva les paupières, redressa le dos et força un sourire sur ses lèvres juste avant de prendre un virage. Merci sa mémoire, qui lui permettait de s’orienter les yeux fermés - littéralement - dans ces couloirs qu’il arpentait depuis maintenant sept longues années.
Ses lunettes installées sur le nez, un dossier et quelques manuels coincés sous le bras, notre Hellhoud salua les quelques personnes - principalement des membres du personnel, le cours ayant déjà commencé - qu’il croisa avant d’arriver à destination. Il espéra, tandis que ses doigts se posaient sur la poignée, que personne ne viendrait le déranger ; aucun sportif du dimanche qui se serait pris le ballon en cours de sport, aucun hypocondriaque persuadé d’avoir développé une quelconque pathologie extrêmement rare, aucun flemmard qui avait plus envie de glander sur un lit que d’écouter un professeur déblatérer son cours pendant une heure. Oh que ce serait jouissif, d’avoir un peu de paix.

Sur cette pensée positive, le brun entreprit d’ouvrir la porte.
Et il sut que son espoir secret était déjà mort.

Il sortit son trousseau de clés en soupirant discrètement. La personne planquée là-dedans avait intérêt à avoir une bonne excuse pour s’être réfugiée dans l’infirmerie plutôt que dans, disons, sa propre chambre ? Un placard à balai ? Un cercueil ? Qu’en savait-il, lui. Chacun son truc, Reyn ne jugeait pas tant qu’il n’était pas impliqué d’une quelconque manière.
M’enfin, déjà, il fallait vérifier l’identité de l’intrus.
Ou de l’intruse.

Autant le dire, l’infirmier n’est pas facile à surprendre. La preuve est qu’il n’haussa même pas les sourcils en reconnaissant Kaelen. Par contre il se stoppa net en voyant les sillons noirs sur ses joues et ses yeux bouffis.
Kaelen Knightwalker venait de pleurer ? Sur quelle planète venait-il d’atterrir ?

Elle prit la parole pour lui signaler que son avis était inutile, ce qui lui arracha un sourire en coin. Même lorsqu’elle n’était pas au mieux de sa forme, cette demoiselle voulait s’imposer.
Cela dit pouvait-il vraiment lui refuser cette faveur, en tant que gentil garçon et parfait gentleman ?
Pourtant son “Mais je t’en prie, pleure tout ton saoul. Il paraît que cela soulage.” servait clairement à se payer sa tête. Non pas qu’il ait de l’expérience en la matière, lorqu'il s'agit de pleurer.
Tout en répondant, il s’était dirigé vers la machine à café pour préparer deux tasses. Puis Reyn se dirigea vers la brunette, lui tendit sa boisson et s’assit sur le lit situé juste à côté. Ils étaient désormais face à face. “T’aurais pu trouver mieux, comme refuge, tu sais. Ce n’est pas ici que tu trouveras de quoi guérir les blessures de cœur.” Lança-t-il sans empêcher l’ironie de suinter, parce qu’avec Kaelen il n’avait pas besoin d’être un autre. Puis il souffla sur son café en la regardant par-dessus ses lunettes. En attendant de voir si elle comptait aller pleurer ailleurs ou non, parce qu’il était évident qu’elle avait encore des larmes à verser.

S’il ne savait pas pleurer, il savait observer.

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Mar 24 Oct - 23:44
No regrets.
Kaelen n’avait pas l’habitude de pleurer. Kaelen était une femme forte et indépendante. Elle avait en horreur les pleureuses, les pimbêches, les pétasses qui usaient des larmes pour parvenir à leurs fins.
Non, Kaelen ne pleurait jamais. Pas devant un film, pas devant une série, pas devant un gosse en panique. C’est ce qui rendait finalement les pleurs de Kaelen si sincères. Parce qu’il était impossible qu’ils soient feins, qu’ils soient faux, qu’ils n’aient aucun sens. Pourtant, au fond d’elle, Kaelen se sentait minable.

Minable de pleurer pour un mec. Minable de ne pas être capable de passer outre. Minable d’avoir montré cette facette à Reyn. Elle avait beau l’apprécier, elle n’avait pas pour autant envie de lui dévoiler toutes ses faiblesses. Mais, en même temps, elle savait qu’il ne prendrait pas de pincette avec elle. Et c’est ce qu’elle aimait chez le châtain. Elle détestait ces personnes qui, sous peine d’être gentil ou de lui remonter le moral, lui adressaient des phrases toutes faites qui n’avaient aucun foutu effet sur sa propre personne.

Si bien que, finalement, il lui arracha même un sourire. Non, vraiment, elle était heureuse d’avoir ce type dans son entourage. Et, pour être honnête, elle savait que son père l’aurait en horreur et rien que ça l’amusait énormément.

Elle fut surprise de le voir lui proposer un café mais s’empara du gobelet d’une main, remerciant alors l’infirmier d’un regard. La chaleur se diffusa doucement de ses doigts dans son corps alors qu’elle avalait une gorgée du liquide amer.

Elle eut un nouveau rire avant de poser son regard azuré sur son aîné.

« Si tu savais à quel point tu te trompes, tu serais surpris. Mais je ne vais pas te faire l’affront de pleurer sur ton épaule à propos de mes histoires de cœur, ça n’intéresse personne. »

Elle n’avait jamais été très au fait du protocole, mais elle n’allait certainement pas se mettre à vouvoyer quelqu’un qu’elle connaissait depuis longtemps et qui n’avait qu’un an de plus qu’elle. Elle s’installa contre les coussins du  lit et secoua la tête. Mais, elle ne se confierait pas à lui. Il s’en fichait probablement et elle n’avait pas envie d’en parler.

« Merci pour le café. »

Elle aurait pu s’excuser de squatter sans pudeur l’infirmerie mais elle n’en fit rien, le regard fixé au fond du gobelet.

Elle avait eu mal.
Elle avait pleuré.
Maintenant, elle allait l’oublier.

Elle allait tirer un trait au marqueur sur Benjamin Perrault dans son cœur. Elle allait passer à autre chose, c’était pour ça qu’elle avait fait sa déclaration après tout. Quel était l’intérêt de ressasser toute cette histoire indéfiniment ?

« Quoi d’neuf ? Ça s’est bien passé la rentrée ? Les nouveaux 7ème années sont moins collant que l'an passé ? »

Après tout, Reyn n’était infirmier que depuis l'année passée, il avait forcément encore quelques contacts au sein de l'établissement. Elle en était le parfait exemple. Kaelen avait déjà eu l’occasion de venir jusqu’à l’infirmerie mais, ils n’avaient pas abordé le sujet. Elle avait simplement déjà plaisanté avec lui sur son poste.
Malgré tout, Reyn pouvait bien dire ou penser ce qu’il voulait : il était resté, lui avait offert un café et son oreille. C’était peut-être le dernier des connards avec les autres mais, Kaelen le savait, il était quand même bien indulgent avec elle. Peut-être qu’il l’appréciait sincèrement. Kaelen n’y croyait pas. Pour elle, Reyn était content de pouvoir être un peu naturel avec quelqu’un sans risquer quelconque représailles. Parce que Kaelen se fichait pas mal de savoir que Reyn pouvait être un connard, elle ne recherchait pas sa gentillesse ou sa présence. Elle recherchait son honnêteté et sa franchise.

« J’ai déjà entendu des rumeurs, t’as la côte auprès des premières années. Essaie de pas briser trop de cœur. »

Elle lui offrit un clin d’œil complice, presque moqueur. Seuls les sillons noirs sur son visage restaient les vestiges des pleurs de Kaelen.
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Reyn E. Dixon
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Lun 30 Oct - 19:11
Il plissa légèrement les yeux en l'entendant démentir son affirmation. Une lueur amusée illumina ses pupilles - amusée et intriguée, intriguée et joueuse. Était-ce son imagination, ou bien n'avait-elle pas saisi le double sens de sa propre phrase ? Honnêtement, quel était la probabilité que Kaelen lui fasse un quelconque compliment ? Elle était l'une des personnes les plus au fait de sa vraie personnalité, celle-là même que peu appréciaient. Cela dit la jeune femme lui avait plus d'une fois prouvé qu'elle ne l’éviterait pas pour autant. La preuve : ils étaient assis l'un en face de l'autre. Elle était venue jusqu'ici.

Reyn manqua de lancer une remarque à brûle-pourpoint, mais il se contenta de répondre “Ce sera 5 livres, j’accepte tous les modes de paiement. Et tu as raison, les histoires de cœur ne m'intéressent pas.” sur un ton léger, avant de prendre une gorgée de café.
Décidément, ça faisait du bien de ne pas avoir à jouer l'homme parfait. De pouvoir envoyer paître quelqu’un sans remords plutôt que de se forcer à écouter ses lamentations interminables avec un sourire idiot aux lèvres, en se demandant pourquoi cette personne venait se plaindre à lui plutôt que de régler ses soucis par ses propres moyens. Ce genre de conversation lui donnait l'impression de perdre son temps, hors le brun avait horreur du gâchis.

Ils restèrent silencieux le temps de prendre une gorgée de leurs boissons respectives, puis Kaelen changea totalement de sujet. Reyn s’esclaffa brièvement à sa remarque ; était-ce de sa faute, si quelques gamines inconscientes tombaient sous le charme des apparences ? Non. Elles ne pouvaient s’en prendre qu’à elles-même. Et de toute façon, ce n’est pas comme si l'infirmier avait l’intention de s’en servir pour leur nuire… Quoi qu’il les ferait sans doute tourner un peu en bourrique. Que voulez-vous, tant de naïveté lui faisait tellement pitié qu’il ne pouvait s’empêcher d’en jouer - à défaut de pouvoir la ternir et la détruire comme bon lui semblait.
Tant qu’il serait à Blenheim, mieux valait faire profil bas.

M’enfin, là n’est pas la question. Reyn entreprit de répondre dans l’ordre. “C’est marrant que tu en parles, j’étais à la soirée des Real Fake hier.” Il fit mine de se masser une épaule tout en continuant sur un ton exagérément dramatique. “Rappelle-moi de refuser la prochaine invitation, je me fais trop vieux pour y participer.Mouais. Disons plutôt que ce n’était vraiment pas son truc, les soirées étudiantes. Ca ne l’a jamais été. Mais puisqu’il fallait bien maintenir sa réputation, le jeune homme se forçait. Parfois, il se demandait s’il ne pouvait pas se faire lui-même un mot d’excuse pour ne pas avoir à y aller. Mais en général il faisait plus simple en envoyant un texto disant qu’il n’était pas en forme. Le malus de cette technique est que le lendemain, il ne pouvait compter les visites d’élèves venus prendre de ses nouvelles.

Reyn arqua ensuite les lèvres en prenant un air à la fois facétieux et enjôleur. “Et je n’y peux pas grand chose, si ces demoiselles m’adorent. Mais qui te dit que je compte leur briser le coeur ? Ce serait indigne de moi, tu ne penses pas ?” Il se pencha ensuite vers l’avant, sans quitter sa vis à vis des yeux. “D’autant plus que, si j’ai bien compris, mon rôle est plutôt de les soigner.” Son regard la sondait désormais, non sans une certaine curiosité, tandis que le Hellhound murmurait “Souhaites-tu que je m’essaie sur le tien ?
Avait-elle simplement parlé sans réfléchir ? Ou est-ce que Kaelen la dure, la forte, l’Outrageous dans toute sa splendeur, avait simplement besoin de réconfort - quitte à le réclamer à la dernière personne susceptible de lui en apporter ?
Cela promettait d'être intéressant.

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Jeu 23 Nov - 23:34
That's all right.
Elle allait encore ressentir de la peine quelques semaines, elle allait broyer du noir. Peut-être qu’elle en parlerait à Teo, cette espèce de folle saurait peut-être lui remonter le moral. Peut-être qu’elle irait se perde dans la boîte de nuit du coin à la recherche d’un réconfort éphémère. Peut-être qu’elle n’aurait pas à chercher si loin ?

Si elle n’avait jamais pensé à entamer une relation sérieuse avec Reyn, peut-être qu’elle pourrait trouver un peu de réconfort dans ses bras. Oh, elle n’attendait pas de lui de câlins, de mots doux, de tendresse. Non, juste un orgasme et l’impression de ne pas être seule pendant quelques instants. Quelques minutes.
Elle n’y avait jamais pensé avant. Il fallait vraiment qu’elle soit au fond du gouffre pour se dire qu’elle allait s’envoyer en l’air avec Reyn. Pas qu’il ne soit pas beau à damner une sainte, c’était même le contraire. Mais elle connaissait trop bien son caractère pour réussir à imaginer cet homme dans ce genre de situation.

Et pourtant.

« Arrête va. T’es pas si vieux que ça, t’as juste jamais aimé t’mélanger au commun des mortels. J’comprends pas pourquoi t’es pas celui qu’tu veux être avec eux, et j’m’en fous rassure toi. Mais t’raconte pas d’histoire. On sait tous les deux que ta soirée était un calvaire, pas seulement parce que t’es trop vieux. »

Elle lui avait déclaré tout ça avec un sourire amusé, le regard accroché au sien. Elle n’était pas du genre à mâcher ses mots non plus. Un jour, peut-être, quand sa maturité se serait forgée, quand elle serait plus calme, elle lui demandera. Elle essayera d’en apprendre plus sur sa vie.
Parce qu’au-delà de son fichu masque et de leur relation saine, Kaelen apprécie réellement le châtain. Elle apprécie les discussions sérieuses qu’ils peuvent avoir sur des thèmes divers et variés allant du décret politique à la musique en passant par l’histoire du Palais.

Mais ce jour-là, Kaelen veut simplement oublier.
Oublier le blond de ses cheveux.
Oublier l’ambré de ses yeux.
Oublier la clarté de sa peau.
Oublier la douceur de ses mots.
Oublier la candeur de leurs échanges.
Oublier son amour non partagé, sa peine et son chagrin.

Alors, oui. La faiblesse prendra le dessus, bien dissimulé derrière un sourire en coin et une lueur audacieuse au creux de ses yeux.
Bien cachée derrière des techniques fourbes de séduction.

La tasse de café terminée, la noiraude la pose délicatement sur la petite table de nuit qui prend place entre les deux lits.
Elle ne lui arrache pas la sienne, bien trop consciente qu’elle risque plus en faisant ça. Elle grimpe sur le lit, s’installant à califourchon sur son bassin, posant une main sur son torse.
Son visage passe près du sien, approchant de son oreille pour lui susurrer quelques mots dans souffle chaud.

« Je pense que ce serait une bonne idée que… tu te fasses la main. »

Elle ne s’en cachait pas. Il jouait, elle jouerait aussi. Et ils risquaient d’aller plus loin que le simple jeu d’un soir, ou d’une après-midi. Peut-être la noiraude y prendrait-elle goût.
Mais elle était sûre d’une chose : jamais elle ne serait amoureuse de Reyn, et vice-versa.
Et il pouvait avoir confiance en elle, elle n’irait pas éventer leur relation éphémère dans l’école.
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